L’Alabatros, 12H30. Cette petite fantaisie de Kipling, adaptée par Joëlle Bobbio (qui assure aussi la mise en scène avec la complicité de Jean-Marc Molines ), est bien sympathique. Un signe qui ne trompe pas : les enfants sortent de la salle avec un grand sourire et les yeux qui brillent. C’est l’histoire de l’invention de l’écriture à la préhistoire gâce à l’ingéniosité de la petite Taffy ! Je trouve souvent que les acteurs sont encombrés avec leur corps, mais ici, Joëlle Bobbio (malheureusement peu crédible en petite fille, malgré son talent et ses efforts) et surtout Luis Hormazabal s’en servent comme d’un véritable instrument : au delà du texte, leurs corps nous racontent l’aventure de ces hommes d’avant l’humanité. La mise en scène est agréable, vivante et efficace, la bande son et les chansons réussies trouvent parfaitement leur place dans ce spectacle. Un petit bémol cependant sur l’esthétique des éléments du décor, qui dénotent un peu en regard de la magie de l’ensemble, y compris des costumes. Phil Venturino
Merci pour ces commentaires élogieux. Nous avons en effet soigné la traduction, l’adaptation, la mise en scène (avec mime et chorégraphies, afin que les petits y trouvent leur compte "à partir de 4 ans") les chansons, la musique originale, les costumes, les accessoires. Nous avons imaginé que ces deux "Histoires comme ça" ("just so stories" = "qui se sont passées réellement comme ça, histoires vraies") commenceraient dans un musée et que ce musée soudain s’animerait ..Le décor du Musée me semble réussi, je l’ai voulu GRIS, assorti au tailleur gris et aux cheveux gris de la conférencière, un petit museum de la Préhistoire de province, avec des pièces de musée dont certaines correspondent à l’humour décalé de Kipling, telle la "caisse à outils néolithique" et même le "castor néolithique"...Par contre, pour la plongée dans le passé de la Préhistoire, nous n’avons effectivement pas eu les moyens de créer une transformation réellement magique (il aurait fallu que le décor tourne magiquement sur lui même -donc une "machinerie"- et fasse apparaître une jungle, une colline, un marécage...c’est sûr !!), nous avons essayé de pallier à cela par l’éclairage : deux gobos "feuillages" et forêt dans une lumière verte. Malheureusement, à l’ALBATROS THEATRE, nous n’avions le "droit" d’apporter que 6 projecteurs et donc notre plan de feux est limité (avec l’adjonction des 10 projecteurs du théâtre) par rapport aux 50 que nous prévoyons pour les grandes salles... Pour ce qui est de la petite fille, je pense avoir souvent atteint cet état d’enfance qui me permet d’être crédible (je vais veiller à cela), mais il est vrai que le début de la partie préhistorique étant mimé longuement (j’ai voulu retarder le plus possible le moment de la première phrase pour créer la surprise du dialogue croustillant et de l’humour de Kipling), on peut se demander si l’homme est rejoint par sa fille ou sa femme-enfant, et qu’il faudrait, dès le début de son (mon) apparition marquer plus le personnage, l’idée d’un doudou-petit animal (mini-mammouth, poupée néolithique avec os, ou même "totote" préhistorique !!!) est très mignonne et me plait beaucoup ! En tout cas, encore merci, toute remarque nous sert à améliorer ce spectacle que nous fignolons avec ardeur !
Cordialement
Joëlle Bobbio, responsable artistique de la COMPAGNIE THEATRE AL DENTE
Répondre à ce message