La cour du Barouf, 16H. Si on doit juger un maître au talent de ses éléves, alors Carlo Boso est incontestablement Le Grand Maître de la Commedia dell’Arte ! Fabio Corgolini et Ciro Cesarano en sont un criant exemple ! Ils nous content ici l’histoire de deux miraculés, inspirés du "Mystère Bouffe" de Dario Fo, mais l’histoire au fond n’a que peu d’importance. Elle n’est là que pour permettre au comédiens d’exprimer tout leur savoir-faire ! Tout ce qu’ils ont appris auprès du maître, et que leur talent naturel leur a permis de développer, ils nous l’offrent dans un tourbillon dont le rythme ne ralentit que pour laisser aux spectateurs le temps de reprendre leur souffle ! Le langage est universel : mélange de dialectes italiens, d’espagnol et de français ! Le plateau est vide : les deus compères y construisent les décors avec une telle conviction que nos yeux voient l’invisible : c’est peut-être là le vrai miracle de la comédie ! Chansons, accrobaties, cascades, combats, mime : tout y est, il ne manque rien, pas même le public qui se presse de plus en plus nombreux, le bouche à bouche... Pardon ! le bouche à oreille, fonctionnant à merveille ! Phil Venturino
J’y étais aussi et je peux confirmer tout ce que dit Philippe Venturino. Cette commedia dell’Arte est si vivante. Rien sur scène et pourtant... De grandes colonnes, une énorme marmite de polenta, le parvis d’une église, une poule, un chat... Et même l’univers tout entier ! Un spectacle comme ça, c’est de l’enthousiasme. C’est de l’énerrrdji...vita...lè ! L’équivalent peut-être de cinquante comprimés de vitamine !
Prenez un chapeau, au cas où votre place soit au soleil. Mais pas trop haut !
Gin Candotti-Besson, conteuse
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